V.Pécresse a reçu hier les organisations étudiantes dites représentatives afin de tenter de négocier la fin de la mobilisation dans les universités. Parmi les mesures qui ont été présentées comme des avancées à l’issue de la journée d’hier, aucune nouveauté : le budget était déjà connu, aucune garantie n’est apportée quant à l’égalité des diplômes en fonction des universités d’obtention, et il n’a en aucun cas été question d’abroger la LRU.
Sur le budget tout d’abord, le milliard supplémentaire annoncé pour l’enseignement supérieur ne revient ni aux étudiant-e-s, ni aux chercheurs/chercheuses, ni aux personnels de l’université. Ce milliard profite en effet, pour la moitié, aux entreprises, par le biais de crédits impôts/recherche. Concernant les aides sociales, l’augmentation annoncée ne correspond pas à une réforme plus juste du système d’aides sociales.
Sur le cadrage national des diplômes, la ministre annonce donc une mesure sans en définir son application concrète. Bien au contraire, la logique même de la LRU va à l’encontre du cadrage national des diplômes, et donc à l’encontre d’une valeur égale des diplômes en fonction des universités d’obtention. En effet, la LRU consacre le fait que des représentant-e-s du monde économique local peuvent participer aux instances de gestion de l’université, et peuvent donc par ce biais influer sur le contenu des formations. De par ce fait, le contenu même des formations peut différer en fonction des universités. Par conséquent, ces différences dans le contenu des diplômes pourront par la suite se répercuter dans le cadre du droit du travail, où les conventions collectives reconnaissent les mêmes droits pour le même diplôme. La seule manière de garantir une égalité des diplômes en fonction de leur université d’obtention, c’est de s’opposer à la logique même de la LRU.
Ces mesures ne remettent en cause ni l’existence, ni l’esprit de la LRU : mise en concurrence des universités, des étudiant-e-s et des personnels, soumission de l’université aux intérêts économiques, et nouvelle attaque contre la démocratie universitaire. Nous rappelons qu’aucun-e représentant-e des étudiant-e-s mobilisés n’a été invité hier par la ministre : les organisations invitées ne s’étant jamais prononcées pour l’abrogation de cette loi. Nous restons donc déterminés à obtenir l’abrogation de la LRU, tout comme les différentes assemblées générales et la coordination nationale. Seule l’abrogation permettra d’engager de réelles négociations pour une université critique et populaire.
Nous appelons donc à poursuivre et amplifier la mobilisation, d’autant plus que les personnels commencent à se mobiliser. Nous poursuivrons donc notre mobilisation jusqu’à ce que V.Pécresse adopte enfin une posture responsable, en prenant en compte les revendications des étudiant-e-s.
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LYON (Reuters) - Microsoft a signé un accord de partenariat avec
l’université Claude Bernard Lyon 1, une première en France pour le géant
de l’informatique.
“Nous n’avons pas attendu la loi Pécresse pour nous intéresser au milieu
de l’entreprise”, a déclaré Lionel Collet, président de Lyon 1, l’une
des plus importantes universités françaises avec 35.000 étudiants
travaillant dans des filières médicales et scientifiques.
L’accord paraphé par la direction française de Microsoft porte sur un
engagement de 180.000 euros sur trois ans et donnera la possibilité aux
étudiants de réaliser des stages et d’avoir un accès prioritaire aux
offres d’emploi chez Microsoft.
Une somme de 60.000 euros allouée par l’entreprise permettra également
de décerner des bourses aux étudiants manquant de moyens financiers,
“sur la base de critères sociaux et du mérite”, a précisé le président
de Lyon 1, qui souhaite que l’université assure son rôle “d’ascenseur
social”.
Le partenariat prévoit également des échanges de chercheurs avec des
campus étrangers, ainsi que l’utilisation gratuite de logiciels dans le
cadre des activités pédagogiques.
Eric Boustouller, président de Microsoft France, a toutefois précisé que
l’université et ses 85 laboratoires, étaient libres d’utiliser les
logiciels comme il leur plairait.
Dans le domaine de la médecine, Microsoft apportera son savoir-faire en
matière de modernisation du système de soins et particulièrement pour la
gestion des dossiers médicaux.
Le président de Microsoft France a précisé que ce partenariat était une
première avec une université française, et que d’autres allaient suivre,
notamment à Paris.
Le groupe travaille en revanche déjà avec des grandes écoles françaises
comme l’IEP de Paris ou encore l’Ecole polytechnique.
Le président de l’université Lyon 1 a également indiqué qu’il préparait
Commentaire par Nico37 novembre 29, 2007 @ 12:31d’autres partenariats avec des entreprises, mais également avec quatre
pôles de compétitivité.
Je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle. Et comme le précise le président de Lyon1, ce n’est en aucun cas une première… Régulièrement il y a des partenariat entre privé et l’université.
Par contre, espérons que Lyon1 sera également, mettre à disposition de ses étudiants des distrib Linux.
Commentaire par Zdravo novembre 29, 2007 @ 11:40Evidemment que ce n’est pas une première, le BTS du lycée Paul Louis Courrier a signé un partenariat de même nature.
Commentaire par Nico37 novembre 30, 2007 @ 5:15Mais c’est excessivement grave car il est prévu l’exclusivité et donc les logiciels libres sont bannis de fait de Lyon alors même qu’ils représentent l’unique avenir du soft !
Enfin tu voulais dire “”saura” également” ?